Le cadre d'obtention du Permanent Résidence Permit (PRP) à Maurice a été sensiblement durci par les amendements apportés à l'Immigration Act au cours du premier semestre 2025. Depuis notre cabinet à Port-Louis, nous accompagnons de nombreux clients francophones dans leur projet de résidence à long terme, et ces changements modifient concrètement la planification que nous devons mettre en place dès le premier jour de leur expatriation.
Le changement le plus structurant concerné la durée minimale de résidence préalable, désormais fixée à cinq années consécutives de détention d'un Occupation Permit ou d'un Résidence Permit validé. Auparavant, un séjour de trois ans pouvait suffire dans certaines catégories. Le Passport & Immigration Office (PIO) vérifie la continuité de séjour de manière stricte : les absences cumulées ne doivent pas excéder 180 jours sur la période de cinq ans, un point sur lequel nous alertons systématiquement nos clients voyageurs d'affaires.
Les seuils financiers ont également été revus à la hausse. Pour la catégorie investisseur, l'Economic Development Board (EDB) exige désormais un investissement initial minimum de 500 000 USD dans une activité éligible, contre 375 000 USD précédemment. Pour la catégorie salarié, le revenu mensuel minimum de base passe à 150 000 roupies mauriciennes. Ces relèvements s'inscrivent dans la volonté du gouvernement d'attirer des profils à plus forte valeur ajoutée, conformément aux orientations du budget 2025-2026.
Un point souvent méconnu concerné le droit au travail conféré par le PRP. Contrairement à l'Occupation Permit, le Permanent Résidence Permit ne permet pas automatiquement d'exercer une activité salariée ou entrepreneuriale. Il doit être assorti d'un Work Permit distinct si le titulaire souhaite travailler. Nous constatons que cette subtilité échappe à de nombreux candidats qui pensent le PRP équivalent à une carte de résident européenne.
L'impact sur la planification patrimoniale est significatif. Cinq années de résidence fiscale continue à Maurice permettent de consolider la position au regard de la convention fiscale franco-mauricienne du 11 décembre 1980, notamment sur les critères de résidence habitual abode et centre des intérêts vitaux. Pour nos clients qui quittent la France, cette durée prolongée renforcé en réalité la solidité de leur domiciliation mauricienne vis-à-vis de l'administration fiscale française.
Nous recommandons à nos clients de traiter le PRP comme un objectif à cinq ans intégré dès la phase de structuration initiale. Cela implique de choisir le bon type de permis dès le départ, de documenter la résidence effective, et de maintenir un dossier fiscal irréprochable auprès de la Mauritius Revenue Authority (MRA). Les erreurs de parcours — changement de catégorie de permis, interruptions de séjour non anticipées — peuvent repousser l'éligibilité de plusieurs années.
Notre cabinet accompagne chaque étape de ce processus, de la demande initiale d'Occupation Permit jusqu'au dépôt du dossier PRP. Si vous envisagez une installation durable à Maurice, nous vous invitons à nous contacter pour une étude de faisabilité personnalisée tenant compte des nouvelles exigences de 2025.
