L'île Maurice se positionne comme porte d'entrée technologique vers l'Afrique. Classée 3e pays africain en développement des TIC par l'UIT en 2025 et Tier 1 en cybersécurité, l'île attire un flux croissant d'entrepreneurs tech. Ce que nous observons depuis notre cabinet, c'est que les profils francophones sont particulièrement bien placés pour en tirer parti.
Maurice dispose d'un réseau fibre et 5G couvrant les principaux centres urbains et districts d'affaires. Dans notre pratique quotidienne, nous accompagnons des entrepreneurs tech qui confirment la fiabilité de cette infrastructure — un point essentiel pour les applications fintech, cloud et intelligence artificielle.
Le Mauritius Africa FinTech Hub fédère la communauté tech locale à travers des événements réguliers. La Banque de Maurice a lancé son Innovation Hub (Innov8) pour encourager les projets fintech dans un cadre réglementaire adapté aux expérimentations. La FSC (Financial Services Commission) délivre des licences spécifiques aux services financiers numériques. L'écosystème compte désormais plus de 100 startups technologiques actives, principalement dans la fintech, la cybersécurité, l'e-commerce et le contenu numérique.
En mai 2025, le gouvernement a lancé « A Blueprint for Mauritius: A Bridge to the Future », une stratégie de transformation digitale élaborée avec le PNUD. Elle repose sur quatre piliers : infrastructure de pointe, développement du capital humain, promotion de l'innovation, et construction d'un avenir numérique durable.
Les entrepreneurs que nous accompagnons citent plusieurs facteurs différenciants : stabilité juridique avec un système légal hybride (droit français et common law britannique), bilinguisme français-anglais comme langues de travail, fiscalité à 15 % d'IS sans taxe sur les plus-values, accords commerciaux (CECPA avec l'Inde, AGOA avec les États-Unis), et qualité de vie (sécurité, climat, services de santé et d'éducation).
Maurice reste un petit marché intérieur. L'intérêt n'est pas de vendre aux 1,3 million de Mauriciens, mais d'utiliser l'île comme base opérationnelle pour adresser le marché africain (1,4 milliard de personnes) et asiatique. En tant que praticiens sur le terrain, nous constatons que les entrepreneurs qui réussissent ici sont ceux qui ont pensé leur modèle à l'échelle régionale dès le départ. Le ProPass à 10 ans (seuil de 30 000 MUR/mois) facilite désormais considérablement cette installation. Notre cabinet accompagne les entrepreneurs tech dans leur structuration juridique et fiscale à Maurice.
