Le Finance Act 2025, publié le 9 août 2025, a introduit plusieurs réformes fiscales. Mais contrairement à ce que certains titres alarmistes laissent entendre, Maurice reste extrêmement attractive pour 95% des entrepreneurs.
Ce qui n'a PAS changé : le taux d'IS reste à 15% flat, les dividendes restent à 0%, les plus-values restent à 0%, les droits de succession n'existent toujours pas, et l'ISF non plus.
La Fair Share Contribution (FSC) est une surtaxe temporaire (3 ans, jusqu'en juin 2028) de 15% sur les revenus nets dépassant 12 millions de roupies par an (~240 000€). Pour les sociétés à 15% d'IS, c'est 5% additionnel. Cela ne concerne que les très hauts revenus.
Le QDMTT (Qualified Domestic Minimum Top-up Tax) applique un taux plancher de 15% aux multinationales avec un CA consolidé supérieur à 750 millions d'euros. Cela ne concerne que les très grandes entreprises.
Le Transfer Pricing a maintenant un cadre documentaire formel. Les sociétés en transactions avec des parties liées doivent maintenir des records prescrits. C'est une mise en conformité OCDE, pas un durcissement fiscal.
L'Alternative Minimum Tax de 10% touche certains secteurs (hôtels, assurance, immobilier, télécoms) si leur impôt calculé normalement est inférieur à ce seuil.
En résumé : si vous êtes un entrepreneur classique avec moins de 240 000€ de revenus annuels, strictement rien n'a changé pour vous. Maurice reste un paradis fiscal légal.