La Banque mondiale a publié ses projections de croissance pour Maurice dans son rapport Global Economic Prospects. Avec un taux attendu autour de 4 %, l'île se rapproche de son rythme de croisière. Depuis notre cabinet, nous analysons ce que ce chiffre signifie concrètement pour les investisseurs francophones.
La Banque mondiale prévoit un ralentissement vers 4 % en 2025-2026, un taux proche du potentiel de long terme du pays. Après les années de rebond post-COVID affichant des taux supérieurs, ce retour à la normale est un signé de maturité économique — pas d'inquiétude. Pour comparaison, la France affiche environ 1 %, la zone euro 1,5 %. À 4 %, Maurice reste nettement plus dynamique que les économies occidentales.
Les moteurs de la croissance sont multiples. Le tourisme a retrouvé et dépassé ses niveaux pré-pandémiques. Les services financiers continuent de croître, portés par les GBC et les fonds d'investissement. Le secteur numérique est en expansion rapide, porté par la stratégie « Blueprint for Mauritius ». L'immobilier reste soutenu, notamment dans les Smart Cities et les projets PDS.
Maurice bénéficie d'indicateurs macroéconomiques rassurants : inflation maîtrisée, réserves de change confortables, taux de change relativement stable, système bancaire robuste et note de crédit investment grade. Le budget 2025-2026 prévoit 5,4 milliards de roupies pour les infrastructures portuaires, des projets Smart City en expansion et un programme de transformation digitale national.
Il faut être prudent ici : la Banque mondiale identifié des défis réels. La dépendance au tourisme, le vieillissement de la population et la nécessité de diversification économique sont des points de vigilance. Le gouvernement y répond par les sept nouveaux schémas d'investissement et le soutien aux secteurs exportateurs, mais les résultats restent à démontrer.
Dans notre pratique quotidienne à Port-Louis, nous constatons que Maurice n'est pas un marché spéculatif à forte croissance — c'est une économie mature et stable qui offre un rendement régulier dans un cadre fiscal optimisé. Un taux de croissance de 4 % combiné à un environnement fiscal à 15 % représente une équation que peu de juridictions peuvent proposer. C'est précisément ce que recherchent les investisseurs avertis que nous accompagnons.
