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Fiscalité de l'expatriation vers Maurice

Vanille Mobility — Fiscalité

Fiscalité de
l'expatriation

Résidence fiscale, exit tax, convention Franco-Mauricienne, structuration patrimoniale. Anticipez les enjeux fiscaux de votre départ 12 à 24 mois en avance.

Audit fiscal recommandé : 12 à 24 mois avant le départ

La fiscalité de l'expatriation est complexe et les erreurs coûteuses. Un audit fiscal pré-départ permet d'identifier les risques (exit tax, double imposition, obligations déclaratives résiduelles) et de mettre en place les structurations nécessaires dans les délais légaux.

Didier Laroussinie réalise personnellement chaque audit fiscal d'expatriation.

Résidence fiscale : les critères

La résidence fiscale en France est déterminée par l'article 4 B du Code Général des Impôts. Vous êtes considéré comme résident fiscal français si vous remplissez l'un des critères suivants :

Foyer fiscal

Votre conjoint et/ou vos enfants résident en France, même si vous vivez à l'étranger.

Séjour principal

Vous séjournez plus de 183 jours par an en France.

Activité professionnelle

Vous exercez votre activité principale en France (sauf si elle est accessoire).

Centre des intérêts économiques

Vos principaux investissements, revenus ou affaires sont en France.

Convention Franco-Mauricienne

En cas de conflit de résidence (critères remplis dans les deux pays), la convention bilatérale France-Maurice prévoit des critères de départage hiérarchiques.

Résidence fiscale (art. 4)

En cas de conflit de résidence entre la France et Maurice, la convention prévoit des critères de départage successifs : foyer permanent d'habitation, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité.

Revenus d'activité (art. 15)

Les salaires et revenus d'activité sont imposables dans l'État où l'activité est exercée. Si vous travaillez à Maurice, vos revenus y sont imposés à 15 % flat.

Dividendes (art. 10)

Les dividendes versés par une société française à un résident mauricien sont imposables à Maurice, avec une retenue à la source limitée à 5 % (participation ≥ 10 %) ou 15 % en France.

Intérêts (art. 11)

Les intérêts de source française versés à un résident mauricien ne sont pas imposables en France (exonération de retenue à la source).

Plus-values immobilières (art. 13)

Les plus-values sur immeubles situés en France restent imposables en France, même pour un résident mauricien. Taux de 19 % + prélèvements sociaux (avec exonération possible après 22/30 ans de détention).

Pensions (art. 18)

Les pensions de retraite de source française sont imposables uniquement à Maurice (sauf pensions publiques). À Maurice, les pensions étrangères bénéficient d'un abattement de 50 % avant imposition.

Les 6 erreurs les plus fréquentes

Nous voyons ces erreurs régulièrement chez les expatriés qui n'ont pas été accompagnés en amont.

Partir sans audit fiscal préalable

Ne pas anticiper les conséquences fiscales du départ (exit tax, plus-values latentes, ISF/IFI) peut coûter très cher. Un audit 12 à 24 mois avant le départ est indispensable.

Croire que l'on perd sa résidence fiscale en partant

Le simple fait de quitter la France ne suffit pas. Si votre foyer fiscal, vos intérêts économiques ou votre activité principale restent en France, vous pouvez rester résident fiscal français.

Ignorer la convention fiscale France-Maurice

La convention bilatérale prévoit des règles précises sur la répartition du droit d'imposer. Ne pas la maîtriser peut conduire à une double imposition évitable.

Ne pas déclarer l'exit tax

L'exit tax doit être déclarée même si elle ne génère pas de paiement immédiat. L'omission de déclaration expose à des pénalités et à la perte du sursis de paiement.

Sous-estimer les obligations déclaratives résiduelles

Même après le départ, certains revenus de source française restent imposables en France (revenus fonciers, dividendes, plus-values immobilières). Des déclarations annuelles restent nécessaires.

Structurer trop tard

La structuration patrimoniale (donation, démembrement, apport-cession) doit être mise en place bien avant le départ pour être efficace et non abusive.

Exit tax : mécanismes d'atténuation

L'exit tax n'est pas une fatalité. Plusieurs mécanismes légaux permettent de la neutraliser ou de l'atténuer significativement.

Sursis de paiement automatique

En cas de départ vers un État de l'UE/EEE ou un État ayant conclu une convention d'assistance administrative (dont Maurice), l'exit tax bénéficie d'un sursis de paiement automatique. Aucune garantie n'est exigée.

Maurice est éligible au sursis automatique.

Dégrèvement après 2 ans

Si les titres sont conservés pendant au moins 2 ans après le départ, l'exit tax est définitivement dégrevée. Il est donc souvent avantageux de conserver ses participations pendant cette période.

Conservez vos titres 2 ans pour un dégrèvement total.

Apport-cession (150-0 B ter CGI)

L'apport de titres à une holding avant la cession permet de bénéficier d'un report d'imposition sur la plus-value. Le mécanisme est complexe mais très efficace lorsqu'il est structuré en amont.

À mettre en place 12 à 24 mois avant le départ.

Donation avant départ

La donation de titres avant le départ purge les plus-values latentes. Les abattements pour durée de détention et les abattements en ligne directe (100 000 EUR/enfant) peuvent être mobilisés.

Purge des plus-values + transmission patrimoniale.

Démembrement de propriété

Le démembrement (donation de la nue-propriété avec réserve d'usufruit) permet de transmettre un patrimoine à moindre coût fiscal tout en conservant les revenus. Particulièrement efficace sur l'immobilier.

Réduction de la base taxable à l'IFI.

Questions fréquentes

Les questions que nous recevons le plus souvent sur la fiscalité de l'expatriation.

Quand dois-je commencer à préparer ma fiscalité d'expatriation ?

Idéalement 12 à 24 mois avant le départ. Certaines structurations (apport-cession, donation, démembrement) nécessitent un délai incompressible pour être efficaces et non abusives. Plus tôt vous commencez, plus les options sont nombreuses.

L'exit tax s'applique-t-elle à tout le monde ?

L'exit tax concerne les contribuables qui détiennent des participations (actions, parts sociales) d'une valeur totale supérieure à 800 000 EUR ou représentant plus de 50 % du capital d'une société. Les plus-values latentes, les créances et les plus-values en report sont visées.

Vais-je être doublement imposé (France + Maurice) ?

Non, la convention fiscale Franco-Mauricienne prévoit des mécanismes d'élimination de la double imposition (crédit d'impôt ou exemption selon le type de revenu). Une structuration correcte garantit qu'aucun revenu n'est taxé deux fois.

Quel est le taux d'imposition à Maurice ?

L'impôt sur le revenu à Maurice est de 15 % flat (taux unique). Il n'y a pas d'impôt sur les plus-values, pas de droits de succession, pas d'ISF/IFI. Les revenus de source étrangère non rapatriés à Maurice ne sont pas imposés.

Dois-je continuer à déclarer en France après mon départ ?

Oui, pour les revenus de source française (loyers, dividendes, plus-values immobilières). Vous devez déposer une déclaration de revenus des non-résidents (centre des impôts de Noisy-le-Grand). Les revenus de source mauricienne ne sont plus déclarés en France.

Vanille Stratégie peut-elle gérer la partie fiscale de mon expatriation ?

Oui. Didier Laroussinie, expert-comptable et fondateur de Vanille Stratégie, réalise personnellement l'audit fiscal pré-départ et coordonne la structuration avec votre conseil fiscal français. Notre groupe intégré couvre la fiscalité des deux côtés de la convention.

Audit fiscal
pré-expatriation

Didier Laroussinie analyse votre situation fiscale complète et vous remet un rapport détaillé avec les recommandations de structuration.

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